• Deux garçons palestiniens brûlés par un mystérieux engin : Israël mis en accusation

    Deux garçons palestiniens brûlés par un mystérieux engin : Israël mis en accusation 

     

    Conal Urquhart - The Guardian publié le samedi 4 juin 2011. 

    Deux garçons palestiniens brûlés par un mystérieux engin : Israël mis en accusation 

    Conal Urquhart - The Guardian - 3 juin 2011 

    Selon des experts militaires, des engins non identifiés trouvés en Cisjordanie peuvent avoir contenu du phosphore blanc illégal. 

    Vidéo : http://www.guardian.co.uk/world/video/2011/jun/03/west-bank-israel-palestinians-smoke

     

     

    Eid Da’ajani, 15 ans, a subi de graves brûlures après avoir ramassé une mystérieuse boîte près de sa maison.

     L’armée israélienne est accusée d’avoir laissé des munitions dangereuses près de maisons palestiniennes : deux garçons ont été sérieusement brûlés après avoir ramassé une mystérieuse boîte gris métallisé qui s’est mise à dégager des fumées toxiques blanches.

     Une seconde boîte, découverte à proximité, moins d’une semaine plus tard, a été détruite par l’armée qui l’a fait exploser sous contrôle.

     L’armée ne nie pas avoir laissé des engins, mais sans les identifier, et laisse entendre qu’ils auraient été laissés après des exercices d’entraînement. Mais la zone où ces engins ont été trouvés ne correspond pas à une des zones figurant sur la carte de l’armée comme zone d’entraînement, et les engins avaient l’air neuf et non altéré.

     

     

    Eid Da’ajani, 15 ans, trouve la boîte le 20 février, à environ 100 mètres de chez lui, dans le village de Buweid, au sud d’Hébron. Le tube, d’environ 20 centimètres de long et 5 de diamètre, est posé dans un endroit broussailleux d’où les garçons surveillent les chèvres de la famille.

     Eid le montre à son cousin, Mohammed, de 15 ans lui aussi, qui lui dit qu’il pourrait s’agir d’une bombe, mais Eid le ramasse en le prenant par son enveloppe qui semble en aluminium, déclenchant aussitôt l’émission d’une intense fumée blanche. Les garçons se sauvent, mais les gaz leur collent au corps et commencent à brûler leurs vêtements, à faire fondre leurs chaussures et à leur brûler la peau.

     « Quand la fumée s’est dégagée, je l’ai laissé tomber, mais la fumée nous a suivis. C’est quand nous nous sommes enfuis que la douleur est venue » dit Eid.

     Les experts militaires consultés par The Guardian disent que l’effet de la fumée est semblable à celui causé par le phosphore blanc, mais qu’ils ne peuvent s’avancer sur la nature de l’engin simplement à partir de photos.

     Il pourrait s’agir de projectiles à paillettes que l’on tire depuis des avions pour brouiller les missiles ennemis, et dont la mise à feu n’aurait pas fonctionné.

     L’usage de phosphore blanc dans les zones civiles est interdit par les Conventions de Genève, mais il est souvent utilisé par les armées pour marquer et créer des écrans de fumée. Israël a utilisé le phosphore blanc dans des zones civiles durant la guerre de Gaza en 2008/2009, mais a cessé après les critiques internationales.

     D’après Khalid Da’ajani, le grand-père des garçons, dix personnes dans le secteur ont été tuées par des bombes abandonnées par l’armée. « Nous savions que c’était l’armée (qui avait laissé l’engin) mais nous n’avions jamais rien vu de tel. Les brûlures se propageaient tout le long de leurs corps et tout ce que nous pouvions faire, c’était de faire couler abondamment de l’eau sur eux, ce qui ne semblait pas les aider » dit-il.

     Les deux garçons sont emmenés à l’hôpital à Yatta (au sud d’Hébron), et l’armée israélienne qui a été contactée par le père d’Eïd, ne manifeste que peu d’intérêt, jusqu’à ce qu’il lui soit dit qu’il y a eu explosion. Les soldats alors interrogent les garçons et les médecins, leur remettant finalement une transfusion intraveineuse pour alléger leurs douleurs. La famille qui demande que les garçons reçoivent un traitement dans un hôpital israélien essuie un refus, et deux jours plus tard, les garçons sont transférés dans un hôpital d’Hébron, où une équipe de médecins italiens en visite va passer trois heures à nettoyer leurs blessures.

     Le rapport de l’hôpital indique que les garçons souffrent de brûlures au premier et deuxième degré au visage, aux mains, aux chevilles et aux jambes, suite à « l’explosion d’un corps étranger ». Ils sont ensuite renvoyés dans un centre pour grands brûlés à Naplouse, à plus de 90 km de chez eux, au lieu d’un hôpital israélien plus de moitié moins loin.

     Mais la semaine dernière, Lo’ai, le frère cadet de Mohammed, découvre un objet identique, pas loin de là où le précédent a été trouvé. Il s’enfuit et sa famille contacte l’armée. Après examen de l’engin, les militaires entassent des rocs et des explosifs tout autour, et le fait sauter.

     Dans un communiqué, un porte-parole de l’armée israélienne déclare : « La zone concernée a servi dans le passé de terrain d’entraînement et elle n’est plus utilisée. Les jeunes gens ont été traités sur place par une équipe médicale militaire. En raison du caractère léger de leurs blessures, il n’a pas été nécessaire de les évacuer vers un hôpital israélien, et ils ont été évacués par le Croissant-Rouge ».

     Près de deux semaines après les faits, les garçons cessent de vomir et de souffrir de maux de tête. Une grande partie de leur peau reste toute blanche et boursouflée. Les deux semblent se rétablir mais ils ont encore du mal à marcher.

     Un porte-parole de Médecins pour les droits de l’homme, une ONG israélienne, indique que l’incident constitue une violation par l’armée israélienne du droit des Palestiniens à la santé. « Abandonner des bombes, sans surveillance, sur des terres palestiniennes, où des enfants et d’autres passent beaucoup de leur temps, est une violation des droits de l’homme. Pire encore est le refus de l’armée de permettre à ces enfants de recevoir un meilleur traitement dans un hôpital israélien alors même qu’elle a reconnu que c’était une bombe qu’elle avait été laissée sur le terrain » déclare le porte-parole.

     L’organisation Médecins pour les droits de l’homme dit avoir écrit à l’armée pour lui demander de répondre à propos de l’incident, et qu’elle lancera une action juridique, avec la famille, si l’armée n’explique pas comment ces deux engins dangereux ont pu arriver sur les terres du village, toujours fréquentées par les enfants, les adultes et le bétail.

     http://www.guardian.co.uk/world/2011/jun/03/israel-palestinians-west-bank-canister?CMP=EMCGT_030611&

     http://www.dci-palestine.org/documents/israel-accused-after-palestinian-boys-burned-mystery-canister

     traduction : JPP

     Conal Urquhart - The Guardian

     

    source: http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=23326

     

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