• Où l'on reparle du Bilderberg

    Où l'on reparle du Bilderberg

    bankster_chessCe week-end, le club Bilderberg tiendra son meeting annuel. Désormais, le Bilderberg n'est plus un délire de complotistes paranoïaques: depuis un peu plus d'un an, il y a même une -laconique- page sur Wikipedia sans intérêt et un site internet officiel. Sans intérêt lui non plus puisque toutes les infos qui s'y trouvent sont complètement éventées.


    La dernière réunion, en 2010, avait des effectifs limités et peu de grandes figures, notamment en France. Comme si, une fois que leurs petits meetings étaient connus de tous, ils perdaient de leur intérêt. Cette année, ca risque d'être la même chose.

    D'autant qu'il y a un peu de grabuge chez les hèlvètes, là où aura lieu la réunion 2011. Un parlementaire suisse a demandé qu'on arrête Henri Kissinger, un des piliers du Bilderberg qui continue à s'y rendre malgré son grand âge, pour crimes de guerre. Ce qui serait, certes, logique si toutefois l'ONU, l'OTAN et compagnie n'étaient pas soumises aux délires US depuis des plombes. Kissinger, grand adepte du napalm, sévit depuis plus de cinquante ans, à peine moins que David Rockefeller, co créateur dudit Bilderberg avec le prince Bernhardt des Pays Bas (aujourd'hui c'est sa fille la reine Béatrix qui l'y remplace) et membre éminent des American Friends of Bilderberg, un truc qui communique et qui lève des fonds on ne sait trop pourquoi.

    Cette année, ils ont été très discrets, et je ne connais aucune liste des invités. D'après le quotidien suisse Le Temps, DSK y était attendu.

    Certains pensent aussi que la réunion se fera non seulement à Saint Moritz où elle était annoncée, et où seront postés la plupart des manifestants mais aussi en partie à Genève.  Ce qui semble logique vu que plus tout les gens sont au courant de qui y va et de ce qu'y s'y dit, moins leurs débats anodins sont efficaces. Car, contrairement à ce qui se dit, le Bilderberg a pour but d'impulser une dynamique, une orientation globale qui sera reprise dans les meetings suivants, du G8 à Davos en passant par la Trilatérale etc.

    D'après son directeur honoraire, Davignon, le Bilderberg est aussi l'occasion de demander "aux membres d’identifier les personnalités qui émergent dans leur pays".

    En 2010, les thèmes abordés étaient, officiellement:

    • Current Events: North Korea, Iran and Non-Proliferation. Comme par hasard, en novembre 2010, la Corée du Nord a envoyé quelques bombes sur une île de Corée du Sud.
    • Global Cooling: Implications of Slow Economic Growth
    • The Growing Influence of Cyber Technology: l'influence croissante des nouvelles technologies. Et, bien sûr, comment les cadrer, les contrôler.
    • Is Financial Reform Progressing? Pas de commentaires, l'enjeu étant évidemment le statu quo et le renforcement des pouvoirs du FMI.
    • US and European Fiscal and Financial Challenges. On l'a constaté, là il s'agit de faire porter un maximum de taxes sur les clampins moyens, en protégeants les riches et leurs avoirs, de même que les multinationales.
    • The European Union and the Crisis of the Euro. No comment, l'année 2010 a vu les attaques spéculatives contre la Grèce et le début d'incendie en Irlande.
    • Promises of Medical Science
    • Energy's Promises and Challenges
    • Security in a Proliferated World
    • Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution. Très intéressant, ce sujet, sachant que depuis on a vu les révolutions Facebook dont on sait désormais qu'elles ont été pilotées par les Etats Unis.
    • Europe-US: A New Approach. Laquelle? Depuis des années, l'Europe s'aligne sur les délires US dans tous les domaines.
    • Pakistan, Afghanistan and the Region.
    • Can We Feed the World? Pour eux la réponse est évidemment non, puisque dans leur logique on est deux fois trop nombreux sur terre.

    D'après Le Guardian, les débats devraient porter sur la chute prochaine de l'Europe, à cause de sa dette. Ce qui serait osé vu la situation catastrophique des Etats Unis. Pour l'instant on n'en sait pas vraiment plus, mais comme d'habitude certains adeptes du Bilderberg commencent à s'agiter, comme Etidenne Davignon qui tire les conséquences de la fin de DSK et dit à la Grèce ce qu'elle doit faire, c'est-à-dire privatiser encore plus et baisser les dépenses jusqu'à être vraiment en faillite.

    Bref, affaire à suivre.

    source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2011/06/06/21333283.html

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